Industrie, Transport

Le fret ferroviaire pour désengorger les routes

Depuis le mois de juin, Naviland Cargo a ouvert une ligne de frêt ferroviaire bi-hebdomadaire entre Cognac et Le Havre. Le port d’où partent les expéditions vers l’Asie et la plate-forme de Singapour
Chaque mardi et jeudi, un train d’une contenance de 30 containers part de la gare

Une centaine de poids-lourds en moins chaque semaine s’ébranlant avec leurs cargaisons de cognac et de vodka depuis Cognac vers Le Havre. Depuis le mois de juin dernier, Naviland Cargo, ex-CNC, a rouvert sa ligne de fret entre Cognac et le port normand, port d’où partent toutes les expéditions vers l’Asie et la plateforme de Singapour. Ironie du sort, cette ligne se développe au moment même où la SNCF ferme, de son côté, l’activité fret de 262 petites gares françaises. Chaque mardi et jeudi, un train d’une contenance de 30 containers part de la gare de Cognac, direction Le Havre. «Un train de 30 containers, c’est 40 à 50 poids-lourds en moins su les routes», assure Pierre Duprat, le directeur régional de Naviland Cargo. Dans le sens montant, les containers sont essentiellement chargés de spiritueux. Dans l’autre sens, ce sont des bois pour la tonnellerie, des produits manufacturés et du carrelage chinois qui sont déchargés à Cognac. A lui seul, Hennessy utilise dix wagons par voyage. Chez le leader du cognac, la logistique, c’est l’affaire de Jean de Miranda. Chaque année, il expédie près de 1,5 million de caisse vers l’Asie. L’équivalent de 1.000 wagons. Le fret ferroviaire ne gomme évidemment pas tous les trajets en camion. Des caisses conditionnées dans un container partent en poids-lourds depuis les sites de production vers la gare de Cognac. Le containerest installé sur un wagon. Direction Le Havre, où il est chargé dans un porte  containers qui file ensuite vers la plate-forme de Singapour. «Après, tout est dispatché vers les marchés asiatiques, explique Jean de Miranda. Avant la remise en service de Cognac - Le Havre, nous allions en camion jusqu’à Bordeaux, puis par le train jusqu’au Havre.»

Un potentiel de 3.000 wagons vers Anvers

Pour Dominique Bussereau, le Charentais- Maritime secrétaire d’Etat aux Transports, «l’avenir est au fret ferroviaire et maritime pour gommer les poids lourds des routes, comme la Nationale Ismaël KARROUM Une centaine de poids-lourds en moins chaque semaine s’ébranlant avec leurs cargaisons de cognac et de vodka depuis Cognac vers Le Havre. Depuis le mois de juin dernier, Naviland Cargo, ex-CNC, a rouvert sa ligne de fret entre Cognac et le port normand, port d’où partent toutes les expéditions vers l’Asie et la plateforme de Singapour. Ironie du sort, cette ligne se développe au moment même où la SNCF ferme, de son côté, l’activité fret de 262 petites gares françaises. Chaque mardi et jeudi, un train d’une contenance de 30 containers part de la gare de Cognac, direction Le Havre. «Un train de 30 containers, c’est 40 à 50 poids-lourds en moins su les routes», assure Pierre Duprat, le directeur régional de Naviland Cargo. Dans le sens montant, les containers sont essentiellement chargés de spiritueux. Dans l’autre sens, ce sont des bois pour la tonnellerie, des produits manufacturés et du carrelage chinois qui sont déchargés à Cognac. A lui seul, Hennessy utilise dix wagons par voyage. Chez le leader du cognac, la logistique, c’est l’affaire de Jean de Miranda. Chaque année, il expédie près de 1,5 million de caisse vers l’Asie. L’équivalent de 1.000 wagons. Le fret ferroviaire ne gomme évidemment pas tous les trajets en camion. Des caisses conditionnées dans un container partent en poids-lourds depuis les sites de production vers la gare de Cognac. Le container est installé sur un wagon. Direction Le Havre, où il est chargé dans un porte containers qui file ensuite vers la plate-forme de Singapour. «Après, tout est dispatché vers les marchés asiatiques, explique Jean de Miranda. Avant la remise en service de Cognac - Le Havre, nous allions en camion jusqu’à Bordeaux, puis par le train jusqu’au Havre.» Un potentiel de 3.000 wagons vers Anvers Pour Dominique Bussereau, le Charentais- Maritime secrétaire d’Etat aux Transports, «l’avenir est au fret ferroviaire et maritime pour gommer les poids lourds des routes, comme la Nationale Vu de Cognac, une ligne de fret jusqu’au Havre, c’est bien. Jusqu’à Anvers, ce serait mieux. Car c’est du port belge que partent les expéditions maritimes vers les Etats-Unis, principal marché du cognac.

Aujourd’hui, la logistique est simple: camion jusqu’en Belgique, puis bateau jusqu’aux Etats-Unis. Jean de Miranda l’avoue sans détour: «Si une ligne de fret nous reliait à Anvers, on l’utiliserait, c’est sûr. Nous avons du mal à trouver des transporteurs belges. En général, ils sont obligés de descendre à vide. Ils n’aiment pas trop.»Pour Naviland Cargo, le marché apparaît alléchant. Les Etats-Unis, ce sont 4,5 millions de caisses par an pour la catégorie cognac. Soit un potentiel de 3.000 wagons annuels. Olivier Marembaud: «Ouvrir une ligne jusqu’à Anvers, c’est imaginable. S’il y a une vraie demande, nous l’étudierons, d’autant que nous avons une ligne Hendaye - Anvers. Nous pourrions réfléchir à son raccordement à Cognac.» Le fret ferroviaire a toutefois un handicap certain: son coût. «Le rail est plus cher que la route. Avec les transporteurs routiers, on peut toujours négocier au coup par coup», dit Jean de Miranda. Dans sa concurrence avec la route, Olivier Marembaud met en avant des arguments de sécurité, de qualité de prestation, pour justifier le prix plus conséquent: «Le client qui nous choisit vient pour sécuriser son transport et faciliter sa logistique», estime-t-il.

Ismaël KARROUM



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